Consultation DNS : voyez immédiatement où pointe votre domaine
Vous venez de modifier un enregistrement A chez votre registrar et vous attendez que le monde voie le nouveau serveur. Un prestataire vous demande par mail "remplacez votre MX par celui-ci". Un client veut savoir si votre domaine a bien un enregistrement SPF configuré. Toutes ces questions ont une seule réponse : demandez au DNS, l'annuaire téléphonique d'internet.
Cet outil interroge les résolveurs DNS publics (Cloudflare 1.1.1.1, Google 8.8.8.8, Quad9, OpenDNS et 4 autres) et vous montre quels enregistrements sont visibles dès maintenant pour votre domaine. Sans installer dig, sans ouvrir un terminal, sans attendre que votre FAI libère une réponse en cache.
Mode simple : une requête rapide vers Cloudflare, chaque enregistrement en moins d'une seconde. Mode propagation : la requête est envoyée à 8 résolveurs en parallèle et vous obtenez une matrice qui indique si votre changement est arrivé partout sur le réseau. Utile lors d'une migration mail, du déplacement d'un serveur ou de l'attente d'une expiration de cache.
Mode d'emploi
- Tapez un domaine (sans `https://`, sans chemin) : par exemple `exemple.fr`, `mail.acme.io`, `blog.personne.dev`. Un sous-domaine fonctionne aussi si vous voulez vérifier un service précis.
- Choisissez les types d'enregistrement : appuyez sur les pastilles `A`, `MX`, `TXT` pour n'interroger que ce dont vous avez besoin. Appuyez sur `All` pour récupérer tous les types standard d'un coup (A, AAAA, MX, TXT, CNAME, NS, SOA, CAA).
- Chaque pastille est un sélecteur multiple : un appui pour ajouter, un autre pour retirer. `A` est sélectionné par défaut.
- Activez "Vérifier la propagation" (interrupteur en bas) lorsque vous venez de changer un enregistrement et voulez vérifier qu'il est arrivé partout. La requête est répartie entre 8 résolveurs publics.
- Cliquez sur Lookup et patientez 1 à 3 secondes. Le résultat est un tableau d'enregistrements : valeur, TTL (durée de mise en cache de la réponse, en secondes ou minutes) et priorité pour les enregistrements MX.
- Pour les enregistrements `A` et `AAAA` (IPs serveur) l'outil récupère aussi le PTR (nom inverse) et l'ASN/FAI (propriétaire du réseau, par exemple "AS13335 Cloudflare") : d'un coup d'œil vous savez si le domaine est sur Cloudflare, AWS ou Hetzner.
- En mode propagation vous obtenez une matrice à 8 colonnes : une par résolveur, une coche verte quand il voit la nouvelle valeur, un tiret quand il sert encore l'ancienne. Parfait pour suivre une migration en direct.
Quand cet outil est utile
Sept situations typiques où l'outil donne une réponse concrète au lieu d'un "je pense que ça marche" :
- Vérifier une migration d'hébergement. Vous avez changé l'enregistrement A de `212.x.x.x` vers `185.y.y.y`. Vous lancez une vérification de propagation : quand les 8 résolveurs renvoient la nouvelle IP, vous pouvez éteindre l'ancien serveur sereinement. Si un ou deux (par exemple Yandex) gardent encore l'ancienne valeur, donnez-leur quelques heures.
- Déboguer la délivrabilité mail. Un client vous dit "je ne reçois pas vos mails". Vous vérifiez son enregistrement MX : la priorité 10 pointe vers un hostname avec une faute de frappe. Vous corrigez en 5 minutes.
- Vérifier que DKIM/SPF fonctionnent. Vos newsletters atterrissent systématiquement en spam Gmail. Vous interrogez les enregistrements TXT sur `_dmarc.entreprise.fr`, `default._domainkey.entreprise.fr` et l'apex (SPF commence par `v=spf1`). Vous voyez exactement ce qui manque.
- Pointer un sous-domaine via CNAME. Un client vous demande de raccorder `boutique.marque.fr` à sa boutique Shopify. Après le changement vous interrogez le CNAME : vous voyez `shops.myshopify.com` et savez que la liaison est bonne.
- Auditer un domaine avant de l'acheter. Vous regardez le domaine de quelqu'un d'autre : enregistrements NS (quels serveurs de noms), SOA (qui est admin, dernier incrément de serial), A (est-ce que ça pointe sur quelque chose de vivant). 30 secondes et vous savez si le domaine est à l'abandon ou activement utilisé.
- Vérifier qui héberge un concurrent. Vous tapez son domaine, regardez l'enregistrement A, l'outil affiche l'ASN (par exemple "AS16509 Amazon AWS" ou "AS13335 Cloudflare"). Vous savez s'il fait tourner son propre serveur, héberge dans le cloud ou se cache derrière un CDN.
- Vérifier que vous avez bien un enregistrement CAA. Les enregistrements CAA indiquent quelles autorités de certification peuvent émettre des certificats SSL pour votre domaine (par exemple seulement Let's Encrypt). Sans CAA, n'importe quelle autorité peut émettre. Un contrôle annuel maintient cette discipline.
Besoin de plus de contexte ? La consultation WHOIS affiche le registrar, le titulaire et la date d'expiration pour le même domaine. L'inspecteur de certificat SSL confirme quel certificat est réellement servi et quand il expire. En pleine migration ? Suivez chaque résolveur en temps réel sur la matrice de propagation DNS.