Construire une commande tar sans mémoriser les flags
`tar` est l'archiveur Unix classique. La moitié du monde open source livre comme fichier `.tar.gz` : distros Linux, paquets Python, modules Node, sauvegardes serveur, dumps de logs. Le problème est que tar a des dizaines de flags et la plupart d'entre nous ne se souviennent jamais quelle lettre fait quoi.
Choisissez un mode (create, extract, list, append, update, compare), choisissez une compression (gzip, bzip2, xz, zstd), cochez les commutateurs courants que vous voulez (verbose, préserver les permissions, suivre les symlinks). L'outil construit la commande exacte, formatée et prête à coller dans votre terminal ou script shell.
Il y a aussi cinq presets de démarrage qui remplissent le formulaire pour vous : sauvegarder votre répertoire home avec des excludes sensés, extraire un tarball de release avec strip-components, lister le contenu sans déballer, compresser les logs par répertoire, et un create zstd moderne rapide. Tout se passe dans votre navigateur sans uploader quoi que ce soit nulle part.
Comment l'utiliser
- Choisissez le mode en haut : create une archive, extract une existante, list ce qui est dedans sans déballer, append, update, ou compare avec le système de fichiers.
- Choisissez une compression : aucune (`.tar` simple), gzip (`.tar.gz`, le défaut partout), bzip2 (plus petit, plus lent), xz (le plus petit, le plus lent), ou zstd (moderne, rapide, super ratio).
- Tapez le nom de fichier d'archive, par exemple `backup.tar.gz`. L'extension est juste une étiquette, ce qui compte c'est le flag de compression que vous avez choisi.
- Tapez les fichiers ou patterns source, un par ligne. Vous pouvez utiliser des globs shell comme `*.log` ou des noms de répertoires comme `./project`.
- Cochez les commutateurs courants que vous voulez : verbose (imprimer chaque fichier), préserver les permissions (garder modes et timestamps), suivre les symlinks, etc.
- Ouvrez les champs avancés pour définir un répertoire de travail (`-C`), ajouter des patterns d'exclusion, ou définir strip-components pour le mode extract (supprime les composants de chemin en début).
- La zone de sortie se met à jour en direct. Cliquez sur Copy pour récupérer la commande, puis collez dans un terminal ou un script shell. Rien ne quitte votre navigateur.
Quand c'est utile
Six moments concrets où ce helper vous épargne un voyage à la man page :
- Sauvegarder votre répertoire home avant une réinstallation système. Vous voulez gzip pour la portabilité, verbose pour voir la progression, et vous voulez définitivement exclure `.cache`, `node_modules` et `.npm` pour que l'archive ne gonfle pas à 20 Go.
- Déballer un tarball de release depuis GitHub. Vous avez téléchargé `project-v1.2.0.tar.gz` et vous voulez les fichiers dans le répertoire actuel sans le dossier wrapping `project-v1.2.0/`. Le bon coup est `--strip-components=1`, et ce builder le remplit pour vous.
- Inspecter une archive avant de l'extraire. Vous avez eu un tar d'un collègue. Listez le contenu d'abord (`-t`) pour savoir exactement ce qui atterrira sur disque, puis décidez de l'extraire ou non.
- Compresser les logs quotidiens sur un serveur. Un cron job nocturne roule `/var/log/myapp/2026-05-13/` en `.tar.gz` pour archivage, avec sortie verbose capturée dans un fichier log sibling.
- Sauvegardes incrémentales atomiques avec zstd. La compression moderne est 3-5x plus rapide que gzip avec un ratio similaire. Parfait quand vous devez dumper quelques gigaoctets rapidement entre les fenêtres de maintenance.
- Migrer un dossier entre machines. Tarrez le répertoire, rsync ou scp l'archive, untarez de l'autre côté. Plus rapide que copier des milliers de petits fichiers un par un sur SSH.